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Sujets de Réflexion : Vers une psychologie de l'être (3ème partie)
Posté par biosynergie, le Dimanche 08 juillet 2001 @ 23:32:03

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biosynergie écrit

"

VERS UNE PSYCHOLOGIE

DE L'ETRE

3ème partie

IV - LES VALEURS

1) Réalités psychologiques et valeurs humaines :

Depuis longtemps, en essaie de construire un système de valeurs naturelles et psychologiques dans le but du bien-être, de l'éducation, et de l'idéal humain.




a) le libre choix : on remarque que les animaux font différents choix (exemple : pour la nourriture) et que ce qui réussit à ceux qui ont bien choisi réussit également aux autres. Cependant, il est difficile d'établir le bon choix pour les êtres humains, bien que l'on puisse remarquer une certaine " sagesse du corps " (chez le nouveau-né qui refusera le lait qu'il ne supporte pas par exemple). Le point commun entre animaux et humains est dans les besoins fondamentaux. Mais l'humain a en plus des besoins d'explorer ses capacités selon des différences constitutionnelles, qui vont donc faire différer les valeurs de l'un à l'autre.


b) besoins fondamentaux et structures hiérarchiques : l’être humain a des besoins psychologiques autant que physiologiques, qui doivent être comblés par l'environnement.


- comme on l'a déjà vu, une fois qu'un besoin fondamental est satisfait, un autre plus secondaire s'y substitue, qui tend davantage vers le devenir.


- or, chaque individu porte en lui un désir et des capacités ou potentialités qui tendent vers la réalisation de soi, ce qui résoud la dichotomie entre l'Être et le Devenir, puisque chacun est à la fois ce qu'il est et ce qu'il aspire à être.


- l'environnement ne crée rien, mais il aide à réaliser les potentialités embryonnaires chez chaque individu : il est donc indispensable.


- l'instinct n'est pas mauvais en soi, comme il pourrait sembler à première vue ( agressivité, violence). Tout dépend de la situation (qui et pourquoi). Il y a une agressivité " saine" qui répond à certaines situations (voir introduction). Cependant, les personnes savent garder le contrôle de soi et s'autoréguler.


2) forces régressives et psychopathologie :


Le problème naît lorsque le désir (besoin) de développement est moins fort que les autres. D'une part, il y a la répression fréquente des besoins fondamentaux par l'environnement, d'autre part le choix continuel que doit faire l'individu entre ses tendances négatives (régression, peur...) et ses tendances positives. Si la nature humaine a une grande force, celle de pouvoir accéder à la connaissance de soi, ce qui la fera pencher vers la santé, on doit aussi tenir compte de sa grande faiblesse toujours présente qui réside dans la peur et l'hésitation devant la réalisation de soi.


3) Valeurs, développement et santé :


- Pour essayer de définir l'être humain en trouvant quelles sont ses valeurs psychiques et biologiques on se heurte à la culture en premier lieu, qui est souvent plus forte), il faudrait trouver un " spécimen " qui serait " celui qui sait choisir sainement ".


- La santé serait en fait un perpétuel va et vient entre les besoins de développement et les besoins de régression saine. Ces derniers, appelés également " valeurs de louvoiement ", sont les besoins de sécurité, de calme, etc... qui s'opposent aux valeurs de défense ou régression non saine.


La thérapie devrait être une aide à la découverte des valeurs intrinsèques et authentiques de l'individu : c'est donc avant tout une recherche de l'identité.


Remarque : la santé n'est pas l'adaptation totale à l'environnement (le soi n'est pas un instrument d'adaptation); elle réside au contraire dans le fait de connaître et de sauvegarder sa propre différence. (Par exemple, l'inconscient, qui est totalement détaché de l'environnement, fait partie intégrante du psychisme).




V - PROSPECTIVE



S'il y a des potentialités positives chez tous les individus, elles peuvent être modifiées, soit qu'elles soient rejetées par l'environnement, soit qu'elles le soient par un processus intrapsychique (souvent causé par la peur, comme on l'a vu). Mais il faut bien voir que la répression ne tue pas ce qu'elle réprime : le refoulé subsiste comme déterminant actif de la pensée et du comportement. La frustration n'est pas la seule source des maladies psychiques, les maladies de la personnalité provenant de l'arrêt du développement et de la réalisation de soi.


Inconscient, régression et processus primaires ne sont pas mauvais. La réalisation de soi vient de l'acceptation et de l'expression de son soi ou noyau intérieur, ainsi que de la réalisation de ses potentialités ou de ses capacités. Les capacités sont des besoins, qui doivent être satisfaits. Il faut " laisser être " les enfants, et non les surprotéger ou faire les choses à leur place.


La névrose est une perte de capacité. C'est l'expression d'une défense ou celle d'une expression déformée du noyau intérieur. Il faut trouver les valeurs intérieures de l'humain d'autant plus maintenant que les valeurs extérieures font défaut (niveaux politique, économique, religieux...).


La dichotomie est cause de pathologie (ex : entre plaisir et devoir), cependant, la dichotomie entre les deux formes de connaissance - impulsion et pensée scientifique - est erronée, puisque la première est la source de la seconde et la complète (ce sont sur ces deux tableaux que jouent les savants amateurs des expériences paroxystiques).




VI - RÉSUMÉ



1) Les besoins de développement :


Moins étudiés que les besoins fondamentaux jusqu'à présent, ils paraissent cependant aussi importants. L'auteur s'attache à les définir comme :


- communs à l'espèce humaine, puisque tout individu porte en lui un besoin de découverte dès le plus jeune âge (phase de croissance), puis de connaissance (phase de développement et de maturation) ;


- particuliers à chaque individu, car ils s'appuient sur des potentialités ou des capacités que chacun a en lui suivant sa constitution et sa personnalité;


- " secondaires ", dans la mesure où ils nécessitent que les besoins fondamentaux ou primaires aient été satisfaits;


- nécessaires à l'épanouissement de l'individu, car ce sont eux qui lui donnent le sentiment de son identité. Leur blocage, comme celui des besoins fondamentaux, provoque une frustration et peut aller jusqu'à déclencher une maladie de la personnalité.


2) Expériences paroxystiques et créativité :


Ce sont deux moyens pour exprimer ses capacités, pour se sentir pleinement être. Si les expériences paroxystiques ne sont pas le fait de tous les individus, la créativité, sans se manifester par un état spécial comme c'est le cas pour ces expériences, est accessible à tous et à tous moments. Elle peut se manifester dans les plus petites choses de la vie quotidienne, du moment qu'elle exprime quelque chose de profond ou simplement de vraiment personnel. Ce peut être une activité particulière ou même simplement une façon originale de concevoir se vie et ses rapports avec autrui. C'est ce petit quelque chose en plus qui fait que l'être a l'impression de s'atteindre, de se découvrir lui-même. Arriver à faire découvrir à chacun ce qu'il est quand il exprime ce type de chose ou ce qu'il pourrait être s'il y arrivait, c'est cela le but de la psychologie de l'être.



Le groupe de recherche d'ISTOR.



Extrait de la revue trimestrielle d’ISTOR


Héliades NUMERO 19


Juillet 1985




"
Ezali
287     

  Posté : 07-11-2017 10:28

Votre blog est une vraie mine d’infos, je suis un lecteur assidue et je vous souhaite bonne continuation.
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